Guide de voyage "effet de présence"

10 choses à faire sur la côte californienne, entre San Francisco et Santa Lucia

J’avais envie d’écrire un mini guide de voyage. Je crois que chacun à une manière particulière de voyager et de découvrir. Les choses que je retiens de mes voyages sont souvent très liées à l’expérience de l’effet de présence. Suite à un road trip sur la côte californienne, voici mon top 10 « effet de présence ». L’exercice est laborieux dans la mesure où il y a toujours une infinité de petites merveilles sur mon chemin. Je fais exprès de ne pas mettre des photographies qui en disent trop…Ce sont des choses à découvrir!

1-Le spectre d’une vague mythique

Vous avez peut-être déjà entendu parler de la fameuse gigantesque vague d’Half Moon Bay. Mavericks, la vague mythique des surfers, atteint le petit village une fois de temps en temps, surtout au mois de février. Elle est bien cachée derrière les rochers au bout de la plage. Les surfers doivent être escortés par des bateaux à moteur pour s’y rendre. Il y a quelques semaines, la vague était si énorme qu’elle a envahi la plage et les spectateurs qui s’y étaient installés pour voir la compétition de surf. Ça fait deux fois que je vais sur le site et que je cherche la vague mythique. Elle ne vient pas. Je peux dire que j’ai largement contemplé son spectre. Malgré (ou grâce à) son absence, cette vague hante de plus en plus mon imaginaire.

2-Les étranges mandarines de la Highway 1

Sur l’hallucinante route 1, celle qui longe la côte californienne, il y a des beaux petits stands à fruits. On y retrouve des dizaines de sorte de mandarines aux formes et couleurs assez extraordinaires. Rien à voir avec nos oranges et nos mandarines. Il faut absolument prendre le temps de s’arrêter et acheter une mandarine de chaque sorte. L’intérieur est aussi étonnant que la pelure. Le summum est vraiment l’expérience gustative. On les déballe comme des cadeaux, on les contemple comme des oeuvres d’art et on les mange comme la meilleure des crèmes brûlées.

3-Plage mirage

Entre Monterey et Big Sur, nous avons rapidement aperçu un endroit sur la route où quelques voitures étaient stationnées. Nous sommes revenus sur nos pas, curieux de comprendre ce qui s’y trouvait. Sur les voitures, des racks à surf et puis derrière celles-ci, un petit sentier dans le bois. Si vous croisez cet endroit subtil, allez-y! Après 15 minutes de marche, le sentier ouvre sur une plage au bord d’une rivière. De l’autre côté de la rivière, vous apercevrez, comme dans un mirage, une autre plage, sauvage et magnifique, qui donne sur la mer. La rivière possède un très fort courant, car à cet endroit, elle se jette dans l’océan. Eh oui, pour profiter de cette plage mirage, il faut un peu d’aventure : il faut traverser la rivière et la retraverser au retour. Ce n’est pas trop creux (jusqu’à la taille environ). On n’avait pas prévu le coup, mais ça valait des millions de fois les vêtements mouillés, froids et inconfortables pour le restant de la journée! C’est évidemment cet aspect inatteignable qui rend cette plage à ce point attirante.

4-Les pulsations lumineuses des méduses

Je suis une fan des aquariums, mais pas du concept de l’aquarium en tant que tel. Ce que je veux dire, c’est que je ne peux m’empêcher de visiter les aquariums même si je suis profondément attristée lorsque je vois les magnifiques créatures, dont on ne peut pas toujours distinguer l’animal du végétal, hors de leur palais. En même temps, les aquariums alimentent mon imaginaire. Lorsque je regarde l’océan, je sais qu’il y a une infinité de vies extraordinaires dans son antre. La conscience de ces vies en fait, pour moi, son aura. L’aquarium de Monterey contient une salle entière avec toutes sortes de méduses. La salle est plongée dans le noir, il ne reste que les pulsations lumineuses de ces créatures tout à fait hypnotisantes. Après un petit moment, notre corps s’adapte à leur rythme. Méditation assurée.

5-Les sauteurs de la falaise à Santa Cruz

Décidément, les surfers sont de braves personnes. Il y a un spot à Santa Cruz où les vagues sont constantes et assez grosses. Pour les atteindre, le chemin est peu commun, je me suis contentée de les regarder de loin. Effectivement, les surfers se jettent du haut de la falaise pour rejoindre les belles mythiques. C’est un lieu hyper populaire chez les surfers, ce qui rend la chose assez surréaliste. On peut voir sauter un surfer avec sa planche à chaque dix minutes. Le spectacle en vaut le détour. Je n’ai toujours pas compris comment ils faisaient pour revenir sur la terre ferme…

6-Les roches-encriers de Monterey

Monterey s’étend sur des kilomètres et de kilomètres de plage. Je ne parle pas de plages pour se faire bronzer. Oui, j’ai quelque chose contre les filles qui se font bronzer indéfiniment sur la plage et qui ne voient rien d’autres qu’un potentiel de beau bronzage. La plage est d’autre chose qu’un salon de bronzage. En tous les cas, pour moi, elle est tout autre chose. Ici, je parle de plages naturelles et sauvages où il y a peu de gens et où il vente à écorner les boeufs et où les cheveux de mademoiselle ne tough pas la run comme on dit. Étranges phénomènes sur ces plages: la mer rejette des roches qui ressemblent à des encriers. Elles sont superbes. Les premières m’étonnaient et quand je me suis aperçue qu’elles étaient toutes dotées d’au moins une cavité, j’ai arrêter de les collectionner. J’en ai gardé deux petites. Je m’en voulais presque de retirer ces deux pièces appartenant à cette gigantesque exposition naturelle et mouvante.

7-17 miles drive, un walt-disney « naturel »

C’est beau, mais en même temps, c’est comme faux. Enfin, c’est difficile à décrire. C’est trop beau pour être vrai. En fait, à la longue, on se dit : c’est trop beau pour être vrai que pour quelques personnes : ceux qui ont les moyens de s’y rendre et ceux qui y vivent comme dans un ghetto. Ce devrait être beau pour tout le monde. Les plages sont cristallines, l’eau est turquoise, il y a des envolées de hérons à toutes les 15 minutes presque top chrono. On dirait que la place à son pre-set comme dans un studio de Disney. C’est étrange cet effet de décor dans la nature, je ne l’avais jamais ressentie avant.

8-Bouquinerie paranormale

À Monterey, il y a une petite bouquinerie de livres usagers. Le gars qui y travaille écoute de la musique étrange, des genres de tambours, on se croirait dans le temple maudit d’Indiana Jones. Il apprend fièrement le français et il compte venir passer l’été au Québec! Assez chouette quand on pense que pas mal d’américains sont confus lorsque je leur dis que je suis canadienne et que je parle français. Bref, cette librairie annonce un contenu très divers, mais la majorité des livres usagers qui s’y trouvent sont des livres sur les fantômes, les pouvoirs de la mer, enfin, toutes les choses qui ne se « voient » pas. La petite place est bien organisée par type de phénomènes paranormaux. À l’entrée, j’ai remarqué que le film culte Wayne’s World était à vendre. J’ai essayé de faire le lien, ça n’a pas marché.

9-L’empreinte de la Californie

On dit souvent que la Californie pourrait disparaître prochainement à cause de sa constitution hasardeuse et de l’océan qui la borde. Prenez le pont pour Big Sur et regardez au loin. La Californie est déjà un fantôme. Tout est tellement humide que l’on a du mal à distinguer entre le ciel et les montagnes, entres les montages et la mer, entre la mer et le ciel. Tout baigne dans une lumière diffuse et brumeuse, comme si la Californie était déjà disparue et qu’il ne restait que son empreinte lumineuse. Évidemment, c’est à couper le souffle!

10-Je vous ai dit que ce petit guide était pour une visite entre San Francisco et Santa Lucia. Je vous mets au défi de trouver Santa Lucia…Cette chose est indiquée sur les panneaux, mais ce n’est qu’un effet de présence.

À ne pas faire, top 2 :

1-Acheter un gros sacs d’artichauts parce que « c’est donc ben pas cher 12 artichauts pour 1$, » mais « c’est donc ben pas pratique dans une chambre de motel ». La femme de ménage était ravie de les avoir par contre!

2-Aller à Carmel en se disant « je suis historienne de l’art, je vais toujours bien aller à Carmel voir les galeries d’art ». Cet endroit est terrible, pas seulement parce qu’il entretient l’attitude aristocratique du milieu de l’art que je trouve totalement absurde compte-tenu de la situation précaire des artistes, mais parce que, coudonc, c’est juste plate 😉

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Rituel : la chasse aux peurs


Photo : Paule Mackrous

Vaincre ses plus grandes peurs, ce n’est pas une mince affaire! La fuite est un baume dont l’effet est aussi vif qu’éphémère, car même dans le plus beau des voyages, nos plus grandes peurs savent où nous retrouver. Et si elles voyageaient sans nous, les suivrions-nous?

Le projet Donnez-moi vos peurs de Lalie Douglas propose chaleureusement d’envoyer nos peurs ailleurs. Sur son site Web, l’artiste offre le choix entre Calgary et Montréal, les deux villes dans lesquelles prendront forme, suite à la cueillette, ses interventions performatives.

Le Mile-End a servi d’exutoire pour les gens de Calgary. Dans le cadre d’un projet spécial de la galerie Articule, l’artiste a illustré les peurs par de petits bosselages en laiton. Elle les a ensuite incrustées sur les poteaux d’Hydro-Québec parmi les chats perdus, les spectacles underground et les ventes de garage. Lorsqu’on a rencontré une peur, la chasse est sérieusement entamée : on cherche les autres avec beaucoup d’excitation! Le jeu consiste à trouver les plaques cuivrées, mais également à décrypter l’illustration.


Photo : Paule Mackrous

Dès lors, la déambulation n’a plus d’autre but que celui de retrouver le sentiment de singularité émergeant de la rencontre avec les petites plaques de laiton. On veut en savoir plus sur les peurs des autres. Une peur est toujours vécue de manière intime, mais lorsqu’elle est ainsi ritualisée, son caractère privé s’atténue en même temps que sa force. Les petites intrusions permettent de partager des peurs sans les rendre contagieuses.

Photo : Paule Mackrous

J’en ai trouvé quelques unes et je me suis empressée de les photographier. J’avais sans doute l’air un peu étrange, car je faisais systématiquement le tour de chacun des poteaux en les scrutant du regard. Chaque découverte était un moment exquis! Parmi les classiques : peur du dentiste, des rats, des requins…etc. C’est ainsi qu’une ballade ordinaire dans le voisinage s’est transformée en un jeu bien connu de l’enfance : une chasse aux trésors. C’est bien rare que les poteaux d’Hydro-Québec nous font d’aussi belles confidences.

Photos : Paule Mackrous

Nike+ (prise 2) : Mini Nike et les souliers magiques

La première fois qu’il a été question du dispositif Nike+ sur ce blog, mon copain Sébastien avait rédigé le billet puisque je ne m’étais pas encore muni des souliers magiques. Ça y est! Encore de la pub pour Nike : les souliers magiques relient chacun de mes pas à mon ipod et à mon avatar Mini Nike qui attend avec beaucoup d’enthousiasme les nouveaux défis. Je ne veux pas faire la description du dispositif à nouveau, mais mon approche phénoménologique des avatars m’a forcée d’acheter le petit kit pour courir 😉 Considérant le vieil adage « there’s no place like home » de Dorothee lorsqu’elle fait claquer les talons de ses beaux souliers de rubis, et en regardant mes beaux Nike roses dont les coups de talon sont enregistrés dans le ipod qui, à son tour, m’encourage si je porte mes écouteurs, je me disais : « there’s no place that doesn’t feel like home ». Bon, ce n’est pas les Walks de Janet Cardiff, mais c’est chouette!
Alors, la motivation repose en partie sur le fait de ne pas voir notre Mini Nike en baisse d’énergie, ce qui se remarque immédiatement dans son allure et sa démarche. Honnêtement, la petite créature ne sert pas à grand chose, mais le site est intéressant. Il permet de se fixer des objectifs de toutes sortes et si on est un peu plus compétitif, on peut lancer des défis à un autre Mini Nike! Là, ça devient plus ludique.

Je me suis inscrite à une course de 10km avec un autre Mini Nike à la fin de l’été, on va voir comment mon Mini Nike se débrouille!

À suivre…

Le Tuttuki Bako dès le 15 novembre

J’en veux un 🙂 Ce jouet de poche permet à son utilisateur de chatouiller un petit être virtuel, parmi un choix de cinq personnages (« a panda, an amoeba, a sea creature, a tiny stick figure and the face of a person who sneezes when tickled. ») , avec son doigt. Il y a un trou sur le côté de la boîte à cet effet et le doigt est représenté dans le petit écran. Je m’imagine déjà tous les moments où je pourrais sortir mon petit jouet en douce. C’est drôlement plus chouette que de se tourner les pouces.

« In addition to the novelty aspect, Bandai says that the toy helps bring a person’s five senses into balance. » C’est donc indispensable!

Source

Obamabot

Quel est le lien entre une campagne électorale américaine et l’effet de présence? Mais il y en a plein. Le rôle de l’effet de présence dans une campagne électorale est crucial! Ce que l’on souhaite créer avant tout c’est ce fameux « contact » avec les citoyens, les empreindre et les toucher, mais surtout montrer qu’on est présent malgré l’impossibilité de les rencontrer tous. Si les présidentielles américaines semblent se dérouler depuis déjà deux ans, c’est bien parce que l’effet de présence de nos candidats est en force depuis tout ce temps. À New-York City, par exemple, la présence d’Obama est palpable dans tout les coins de la ville, mais pour la plupart des citoyens américains, Obama n’est pourtant qu’une image. Très peu peuvent affirmer l’avoir rencontrer. Mais son image, visuelle et/ou sonore, s’incarne si fortement par le truchement des médias (Télévision, radio, Internet) d’une part, mais aussi des T-shirt, macarons, posters, figurines…etc. que le contact est constamment ressenti. Les stratégies électorales sont élaborées pour ouvrir, ou trouver, les voies de passage les plus efficaces vers les électeurs.

Pour deux étudiants de la University of Florida, l’effet de présence généré par les différents dispositifs « publicitaires » n’étaient pas suffisant pour la promotion de Barak Obama. C’est pourquoi ils ont décidé de créer un outil de promotion anthropomorphique, l' »Obamabot ». Le robot se meut ainsi sur le campus de l’université, brandissant des affiches électorales à l’aide d’un commutateur à distance.


“We all know that robots represent change and the future.” Potentially, we can have a lot of them, much more so than ourselves. Maybe in another four years, we’ll deploy a bunch of these and campaign everywhere.”

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Les virtual wifes

Les virtual wifes ont été crées afin de venir en aide à des internautes qui, dans leur statut social de célibataire endurci, oublieraient de se préoccuper de leur santé et de leur belle apparence. Celles-ci envoient 4 courriels par jours à ceux qui sont en déficit de remarques compulsives et de contrôle exacerbé sur leur état de santé et leur poids!? Il est possible de choisir entre quatre modèles de femmes virtuelles, « cute maid café waitress, a cool domineering analyst, a motherly nurse, and a fashionable nail artist », comme quoi il y a effectivement quatre bonnes manières de contrôler la vie alimentaire d’un homme 😉 Plusieurs paramètres modifiables déterminent davantage les traits physiques et caractériels des femmes infantilisantes. On les trouve sur metaboinfo.com, mais le tout apparaît en calligraphie japonaise, ce qui rend un peu difficile leur utilisation. Enfin, c’est peut-être plus intéressant de recevoir ce genre de commentaires en japonais!

Billet de blog sur le sujet
Metaboinfo.com

Les "Screening Rooms Online"

Ça y est, depuis hier, CBS possède ses screening rooms en ligne. Les téléspectateurs peuvent alors être réunis virtuellement via un chat tout en regardant leurs émissions sur le Web. Ils pourraient aussi bien regarder la télévision et clavarder de toute manière, me direz-vous. Seulement CBS met aussi à la disposition de ses téléspectateurs des manières de participer à leur émission (quiz, par exemple) durant le visionnement. Ils peuvent aussi apposer des petits icônes sur leurs acteurs préférés (des petites lèvres en guise de baiser, par exemple) leur permettant d’exprimer l’émotion du moment et de les partager avec les autres participants du screening room. Ah… qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour alimenter les « adhérences »?

« The main purpose is that we want to build critical mass across our content, » Yeah, right!

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Allez donc jouer dehors!

En remarquant chez mon copain, grand sportif et futur sociologue du sport, une passion subite pour la course à pied, je me suis dit qu’il devait bien y avoir une motivation étrange derrière tout ça! Dans le mille : c’était l’effet de présence. Je l’ai invité à écrire un témoignage de son expérience de la course à pied hybride (virtuelle et réelle en même temps!) sur mon blog. Bon, je tiens à le dire : ce n’est vraiment pas supposé être une pub pour Nike!

Collaboration de Sébastien Courchesne-O’Neill:
« Sport et technologies font habituellement bon ménage, surtout dans le domaine de la haute performance. On n’a qu’à penser aux athlètes olympiques bénéficiant des toutes dernières innovations afin de gagner les quelques secondes nécessaires à la victoire ou à la performance tant recherchée. Depuis longtemps, aussi, la technologie sportive s’est immiscée dans la vie du sportif amateur : vélos ultralégers, moniteurs de fréquence cardiaque, souliers aux matériaux exotiques, etc. C’est dans cette lignée que le géant étasunien des produits sportifs Nike s’est associé avec la compagnie d’ordinateur Apple afin d’offrir un nouveau produit destiné aux coureurs et coureuses de ce monde. Il s’agit de la nouvelle technologie Nike + combinant les produits Nike, soit, principalement, les souliers, ainsi que les produits Apple, représentés par le très populaire iPod Nano.

Comment cela fonctionne-t-il? Un émetteur est placé dans un soulier Nike spécialement conçu à cet égard. Il se glisse en dessous de la semelle intérieure, dans une cavité prévue à cet effet. L’utilisateur place ensuite le récepteur sur son iPod Nano et sélectionne le type d’entraînement à compléter (temps, kilométrage, calories à perdre). On choisit ensuite la musique à écouter et hop, l’entraînement démarre. Tout au long de l’entraînement, l’émetteur situé dans le soulier fournit des renseignements sur la distance parcourue et le rythme de course maintenue. Des « feedbacks » vocaux sont aussi fournis au coureur durant la course : ceux-ci fournissent de l’information sur la distance franchie et le rythme de course. Des encouragements sont aussi prodigués lorsque de bonnes performances sont établies. Une fois l’entraînement terminé, on branche l’iPod dans notre ordinateur personnel qui transmet automatiquement les données vers le site Internet Nike +.

Là débute le deuxième volet de ‘l’expérience’ Nike +. Le site prend en charge les données emmagasinées par l’iPod pour ensuite les transférer vers votre compte Nike +. Chaque coureur bénéficie d’un profil personnalisé où les entraînements sont comptabilisés. Un historique de tous les entraînements complétés est disponible et chaque course peut-être décortiquée selon plusieurs paramètres. En plus de servir à des fins d’archive sportive personnelle, le site Nike + met en lien des coureurs de partout dans le monde à condition, bien sûr, qu’ils utilisent le même système Nike +. Chaque utilisateur à aussi la chance de lancer des défis aux autres utilisateurs ou encore de s’inscrire aux défis lancés par les autres coureurs. Les défis sont comptabilisés à chaque fois qu’un utilisateur effectue un entraînement et sur ‘logue’ sur le site. Même chose pour les objectifs personnels, qui apparaissent dans votre espace personnel et qui permettent de se lancer des défis personnels. Enfin, une fonction du site permet, grâce à une carte de type ‘Google’, de cartographier, virtuellement, nos circuits de courses préférés afin de les partager avec l’ensemble des utilisateurs.

Après quelques semaines d’utilisation, je dois dire que le système Nike + est très efficace dans sa fonction première, soit celle de vous encourager à courir davantage. Le site permet de visualiser ses performances ainsi qu’une foule d’autres options intéressantes. Le système amène une tout autre vision de l’entraînement personnel qui transcende dorénavant le simple désir d’être en meilleure forme physique et l’apporte à une échelle où le virtuel se mêle à votre vie de tous les jours dans votre entraînement quotidien. « 

L’ère du trompe-l’oeil : télévision Holographique

Les résultats de recherches récentes menées à l’Université de l’Arizona laissent croire que l’apparition de télévisions holographiques dans nos foyers est une question de quelques années. Les chercheurs prévoient que les dispositifs en matière d’holographie seront suffisamment sophistiqués en 2020 pour que chacun puisse voir leurs acteurs préférés dans leur salon. On passe donc de l’effet de réel, un monde d’images compris entre les bordures délimitées par l’écran, à un véritable trompe-l’oeil, la présence en trois-dimension de l’image télévisée. Cela change l’activité même de regarder la télévision. À mon avis, le mode de l’effet de réel est tout à fait différent de celui du trompe-l’oeil. Alors que la coupure sémiotique reste visible dans le premier, la précision de l’image tombe dans l’absence de cette coupure dans le deuxième. Ai-je vraiment envie de partager mon salon avec les personnages télévisés ou ai-je plutôt envie de m’évader dans un monde d’images qui ne fait pas partie de ma réalité immédiate? Enfin, ce qui est étrange est que ces recherches sont présentées comme si l’holographie était une évolution par rapport à la télévision haute-définition. Pourtant, il s’agit pour moi d’une toute autre expérience, voire un autre paradigme, une rupture avec l’habitude même de regarder la télévision. Dans l’un on entre dans un cadre, dans l’autre, il n’y a plus de cadre. Cela participe certainement de cette volonté toujours plus profonde de perfectionner les dispositifs technologiques de la « présence », en oubliant peut-être un peu que cette sophistication hybride le monde tangible. Est-ce que le fait de partager le même espace que les personnages engendre un plus grand engagement des affects? Ça reste à voir. Il est difficile d’imaginer que l’hologramme ne sera pas qu’une simple projection de l’image télévisée en 3D. J’entends par là que si toute l’image parvient en 3D, son effet disparaît un peu. L’écran sera présent virtuellement puisque des bordures lumineuses viendront indiquées où commence et où se termine la représentation. Le fameux cadre du téléviseur sera transporté, par illusion, dans notre espace tangible de manière virtuelle. Ce qui est un peu absurde. Bref, nous serons encore confinés à regarder un cube lumineux!

Plus d’infos

Foulard Super Mario

Pour faire écho à un autre billet concernant la présence du jeu dans le quotidien, ou plutôt l’hybridation du monde du jeu et du meatspace, je glisse quelques mots sur le « Foulard Super Mario ». Sur le Blog Mario Scarf on y documente la fabrication de ce foulard en tricot, le but étant de parvenir à tricoter l’ensemble des niveaux du jeu. Ça s’appelle de l' »extreme-geek knitting ».

Blog de Mario Scarf