Guider son enfant vers l’émerveillement [How to Raise a Wild Child]

Je ne suis pas super fan des livres « how to », surtout lorsque le sujet porte sur la manière d’élever les enfants, mais je dois avouer que l’ouvrage How to Raise a Wild Child. The Art and Science of Falling in Love With Nature de Scott D. Sampson m’a renversée. L’auteur, bien loin de faire des prescriptions, suscite l’enthousiasme et ravive notre amour pour la nature afin que nous puissions la transmettre à nos enfants. Dans la lignée de Richard Louv (Last Child in the Woodso) ou de Joseph Cornell (Sharing Nature With Children), l’auteur nous entretient de manière très savante sur la nécessité d’une connexion authentique avec la nature tout en exposant tous les projets stimulants qui sont en train de faire des petits aux États-Unis.

C’est tellement inspirant que je ne savais pas trop par quel bout le prendre. Plutôt que d’en faire un résumé, je vais plutôt revenir sur chaque section de manière plus pointue dans d’autres billets. Ce petit projet que nous menons ici et que nous avons appelé spontanément Les pieds dans la bouette, en est un de « Nature Mentoring » et le livre de Sampson offre plein d’outils concrets à ce sujet.

Évidemment, l’auteur ne peut faire autrement que de mentionner les réchauffements climatiques et les différents enjeux environnementaux actuels. Ce que j’aime par-dessus tout du livre de Sampson, c’est qu’il troque le concept de « sustainability » (développement durable) qu’on entend de plus en plus et qui est hyper déprimant puisqu’il nous rappelle sans cesse que tout s’écroule, pour celui de « thrivability » (épanouissement). En gros, il faut miser sur l’émerveillement face à la nature et sur le rewilding de nos environnements immédiats (j’y reviendrai dans un autre billet), plutôt que sur l’éminent danger qui nous guette.

J’entends souvent des parents dire que les enfants n’ont pas à être protégés des sujets « graves » et « délicats » (c’est un peu la mode, autour de moi), des parents qui veulent à tout prix conscientiser leurs enfants sur les conditions environnementales, par exemple, mais rien n’est plus dommageable. Il est prouvé que de raconter les misères du monde aux enfants (oui, même à ceux qui en vivent!) ne suscite que du désengagement et de l’apathie. Cela les accapare et, finalement, les décourage. Croyez-le ou non, mettre l’accent sur la beauté et la générosité de la nature et du monde les porte davantage vers cette empathie envers les autres et la nature. Ainsi, le livre ne mise pas sur la connaissance des différents éléments de la nature, mais sur la connexion authentique et merveilleuse avec celle-ci.

Cities were constructed on the notion that civilization’s progress can be measured in terms of our speration from, and dominion over, nature. The unspoken message is that nature is something to be controlled and subdued.

When asked to identify the most significant environment of their childhoods, 96.5 percent of a large sample of adults named an outdoor experiment.

But in the rush to romanticize nature, we forget the fear factor that is equally part of our wild heritage.

A deep understanding of nature must be absorbed through our eyes, ears, nose, and pores, as well as our minds.

Publicités

Un commentaire sur “Guider son enfant vers l’émerveillement [How to Raise a Wild Child]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s