Lobrow Art, Roq la rue et Olivia Gonzalez!

Le Lobrow Art est sans doute le mouvement en arts visuels dans lequel on retrouve le plus de peintures comportant des effets de présence ou effets d’étrangeté qui deviennent des effets de présence. Aussi défini comme du popsurréalisme, le Lowbrow Art, on le sait, est né dans les cultures underground de la belle et vaste ville de LA dans les années 90. La forme d’art n’a pas encore tellement quitté ses racines, bien que l’on retrouve quelques galeries exposant du popsurréalisme dans les grandes villes du monde. La galerie Roq la rue vient tout juste de fêter ses dix ans avec une expo rétrospective incluant les plus grands noms du mouvement : Mark Ryden, Viktor Safonkin, Chris Crite pour n’en nommer que quelques uns. Lors de l’ouverture de la galerie, il n’y avait que quelques 5 autres galeries dans le monde à exposer les oeuvres Lowbrow, alors qu’on en retrouve aujourd’hui un peu partout dans le monde, mais les galeries sont rarement entièrement dévouées au mouvement, tel que peut l’être Roq la rue. D’ailleurs, quelques galeries montréalaise disent exposer du Lowbrow, mais c’est plutôt rare. La plus authentique serait sans doute la Headquarters, une galerie-boutique sur Amherst. Malheureusement, c’est encore souvent dans l’Ouest (principalement en Californie) que ça se passe!

Olivia Gonzalez, Strange Little White Girl

Mais je suis assez fière de parler aujourd’hui d’Olivia Gonzalez, artiste montréalaise de Lowbrow Art mais aussi une grande amie. Son exposition Strange Little White Girl présente des oeuvres dont le style oscille entre entre le pop art pur et le popsurréalisme. Ces images léchées, parfois toute construite en aplats, abordent les thèmes de l’enfance, mettent en scène des jouets typiques pour tout ceux et celles qui ont traversé leur enfance dans les années ’80 au Québec (luminous, téléphones en plastic sur roulettes). L’artiste peint ses autoportraits en icônes populaires, figures de Walt Disney et superhéros ayant marqué notre enfance. Ainsi, la même figure transcende l’ensemble de ces portraits, de la gentille Cendrillon à la méchante reine de Blanche-neige, ce qui donne une certaine étrangeté au parcours de l’expo. L’artiste fait aussi dans le genre horreur, mais toujours avec un brin de cet humour typique du Lowbrow. Parmi les oeuvres les plus poignantes, le grand diptyque « Beware it’s Coming » laisse voir des figures apeurées (ami(es) de l’artiste) par un monstre vert sorti d’un lac rose presque fluorescent. L’artiste intègre ainsi à ce monde étrange les gens qui font partie de son quotidien et elle-même.

« Issue d’une famille de dessinateurs, illustrateurs et graphistes, Olivia Gonzalez découvre dès son très jeune âge le monde des arts visuels. Déjà à l’enfance, elle remporte quelques concours de dessins. Attirée à l’âge de douze ans par le style éclaté du Pop Art et le monde de la mode, elle consacre les cinq prochaines années à cette passion naissante. Déviant un peu sa trajectoire à dix sept ans, elle s’inscrit au Cégep du Vieux-Montréal en arts plastiques et passe trois ans à se dévouer à plusieurs projets. Touchant autant à la sculpture, la photographie, le pastel…son créneau demeure la peinture. Suite à ces études, quelques expositions la font découvrir au public montréalais. Le maquillage artistique a donc fait suite dans son cheminement où elle a mis à profit son talent dans des pubs, défilés et courts métrages. (…) » La suite…

Du premier juillet au 5 octobre 2008
Pub Jacques-Cartier
1702 rue Ontario (Montréal)

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